de Maryvonne Ripert4ème de couverture:
"19heures. Mom devrait être là, tout de même. Je fais quoi, moi? J'ai faim! L'adolescente se leva, éteignit la télé d'un geste. Le silence s'installa. Un je-ne-sais-quoi d'inhabituel s'était insinué dans l'atmosphère de la maison. Seule sa chambre était telle qu'elle l'avait laissée. Tapissée d'affiches sombres aux caractères gothiques, chargée d'un parfum d'encens et de cigarette blondes refroidies. Sur le bureau, la lettre l'attendait. "
Maryvonne Ripert s'est inspirée de l'un de ces enfants en pleine crise d'Ado pour écrire ce roman. Elle démontre très bien à quel point en cette période on peux pousser à bout ses parents, en l'occurrence la relation entre Luce et sa mère. Elle pointe du doigt avec justesse entant que parent, la sensation de ne plus rien maîtriser, de ne plus supporter cette sorte d'insolence du à cette forte rébellion et que l'on a comme une envie d'appuyer sur le bouton pause, de faire ses valises et de partir s'évader un temps car trop douloureux à supporter. C'est ce qui arrive à Luce retrouvant un simple mot de sa mère lui disant qu'elle est parti en Australie pour soi disant le travail, que le loyer est payé, qu'elle ne cherche pas à la contacter, qu'elle pense que ça leur fera du bien à toute les deux. Au début on a du mal à concevoir cet irréalisme de choisir l'échappatoire de partir en tant que parent et laisser son enfant gérer la situation en pleine crise. Il semble inconcevable l'option de faire un break et de ne plus assumer ses responsabilités entant que mère. Mais quand on suit cette lecture,on découvre alors Luce, 16 ans, gothique qui se sent en sécurité sous cette forme d'ombre qui la protège, la rassure et non pas pour une question de mode. L'adolescente qui vit au début l'incompréhension de ce départ inattendu, soudain, par moment le ressent presque comme un sentiment d'abandon. Mais cette absence lui permet de se demander comment elle en est arrivée là avec sa mère. Et puis au fond que connaît-elle de sa mère? Elle réalise que depuis la mort de son père c'est comme si le passé avait été effacé de la mémoire de sa mère. Luce va alors décider de retrouver ces souvenirs qui on fait de sa mère celle qu'elle est. Ce roman est très touchant, on suit Luce avec le coeur qui bat, car c'est un roman très fort entre la relation d'une mère et d'une fille qui semble combattre chacune de leur coté leurs propres appréhensions.

Pour notre plus grande joie la suite du livre "Le chocolat"!! Vianne rocher est de retour avec Anouk devenu une jeune fille rentrant dans la difficile période de l'adolescence et puis la petite dernière, Rosette, née après leur fuite de Lansquenet. Après avoir vagabondé de village en village, de peur de toujours se faire remarquer, elles décident de poser enfin leurs bagages dans le quartier de Montmartre, authentique petit village au coeur de la capitale. Vianne est fatiguée de ce vent qui les pousse, fatiguée de devoir toujours fuir. Cette fois ci c'est décidé il n'y aura plus de suite, plus rien à recommencer à nouveau, ne plus se laisser faire par le vent changeant, plus de magie et de tirage de carte. Mais ce sentiment de fuite l'a mené à la prudence et de ce fait elle se veut discrète, se fondre dans le décor comme si la magie c'était retournée contre elle transformant l'espoir en chagrin. On retrouve comme vous l'aurait compris une Vianne pas en grande forme jusqu'à l'arrivée de cette mystérieuse Zozie de l'Alba qui semble donner vie aux endroits des plus banales. D'où sort-elle? Elle semble si magique... Vianne perturbée par ses soucis parait peut attentive à cette femme si exubérante qui ressemble étrangement à l'ancienne Vianne, et quand à Anouk elle admire totalement cette nouvelle venue. Peut on faire confiance à Zozie qui semble manigancer un mauvais tour? On le découvre au cour des chapitres qui se succèdent entre le point de vue de Vianne, d'Anouk et de Zozie qui permet d'être témoin des émotions de chacune et de leurs visions des choses et qui nous permet d'incarner totalement chacun des personnages.



