

Quand l'écrit se complète aux images le duo en fait un livre merveilleux. Le seul but dans la vie d' Hugo est de réparer l'automate sur lequel travaillait son père durant son temps libre, son dernier lien avec celui-ci. S'il y parvient il découvrira alors un message... C'est ainsi qu'on part à la découverte du talentueux Georges Méliès et des premiers pas du cinéma. Les images sont aussi essentielles que le texte, des extraits comme dans un film grâce à un crayonné précis. Le bruit des pages qui tournent nous rappelle le cliquetis des bobines durant les projections. Un roman graphique de 533 pages dont 351 d'images et de photographies, le tout en noir et blanc complètement représentatif de l'art du cinéma et de sa succession d'images, éléments essentielles à sa composition. C'est ainsi que les images se laissent lire... Un vrai bonheur pour les yeux , quand la lecture va au delà des mots, une approche très intéressante du livre et de sa magie.
"L'invention de Hugo Cabret" a reçu la médaille Caldecott 2007, le prix le plus prestigieux aux Etats-Unis dans la catégorie livre illustré.
Pas vraiment facile d'être un corbeau quand on a envie de se faire des amis! On est tout noir, on fait peur, on a mauvaise réputation. Du coup il se retrouve très triste et tellement seul! Vous verriez sa tête, il nous fait vraiment de la peine! Il envie les petits oisillons qui piallotent entre eux et rigolent bien. Il aimerait bien faire parti de cette petite bande mais quand il tente de les rejoindre il les fait fuir tellement il les répugne... Il décide alors de se barioler les plumes avec de la peinture afin de les ressembler. Tantôt en mésange mais les petit piu piu en on aussi peur, tantôt en perruche puis en pinson mais ils sont toujours effrayés. Finira t' il par trouver une solution afin de sympathiser avec eux? Ce corbeau attendrissant nous montre qu'il vaut mieux rester soi même plutôt que de vouloir ressembler aux autre et que c'est ainsi qu'on nous aime... Vraiment très mignon!!
C'est l'histoire d'une sénégalaise, déterminée, femme active et indépendante, elle dirige une équipe d'homme au sein d'une ONG. Elle a 25ans, fille unique, elle vit à côté de Dakar, mariée depuis 5 ans à Karim qu'elle a épousé d'amour et qui est monogame. Elle est épanouie et heureuse dans son couple jusqu'au jour où elle se doit de partir en mission à Niaghane un petit village au sud du Sénégal dans le but d'y ouvrir un dispensaire. Ce voyage va chambouler sa vie et effacer à jamais la femme qu'elle est. Elle va se mettre à fantasmer sur un homme, Diogoye, lui polygame qui va l'emplir d'un désir incontrôlable qui au fur et à mesure deviendra insoutenable. Elle va essayer de se résonner mais son désir va se transformer en obsession... Elle nous raconte comment elle en est arrivée là. Sous forme de flash back elle nous livre sa vie, son éducation, la rencontre de son marie, le divorce de sa meilleure amie, ses propres noces et les rituels. D'un regard extérieur, elle soulève également le sujet de la polygamie propre à sa culture où l'être humain est considéré plus comme un désir animal entre mâles et femelles, la place de l'homme dont les femmes doivent se soumettre et se partager. Va t-elle réussir à contrôler ses pulsions face au fils du chef de village qui a un oeil sur elle? Ce roman est prenant et perturbant. Il est vraiment très bien écrit et le sujet est vraiment troublant dans sa description.
Je remercie Blog-O-Book grâce à qui j'ai pu participer au partenariat avec les éditions Pocket qui m'ont permis de découvrir ce roman et vous le faire partager.
Résumé:
" « Les enfants, je vous présente, Liouba Gogol », a dit M. Dubeuf au moment où elle pénétrait dans la salle. Personne n’a ri. C’était comme si une averse de neige s’était soudain abattue sur la salle. J’ai pensé à toutes les fois où j’avais traité Djézone de gogol et j’ai eu honte. Je n’étais pas la seule. Nous étions collectivement victimes d’un retournement de sens. À partir de cette seconde, gogol ne voulait plus dire débile, ça voulait dire un mètre soixante-dix, un visage en triangle, des joues roses, des yeux verts, un chignon blond à moitié défait, une bouche très rouge et de longues mains de pianiste. » Dès l’instant où la plus belle fille du monde débarque dans sa classe, Sandra, la narratrice de cette histoire, sait que plus rien ne sera comme avant… "
Sandra Walser, 14 ans, nous prévient dès le début, ce n'est pas l'héroïne de l'histoire, ni elle la plus belle fille du monde! Mais en tout cas tout tournera autour de l'arrivée de cette nouvelle dans sa classe représentée par Liouba Gogol. La vie de la narratrice a alors pris un tournant et nous raconte alors sa vision des choses et ce qui a changé pour elle. Sandra vit avec sa mère avocate "pour les pauvres" ,fume, boit trop selon sa fille, des cernes sous les yeux, fatiguée par les difficultés de la vie. Quand à son père elle le présente en tant que "pépiniériste", qui plante des bébés partout donc pas très présent... Sandra trouve qu'il manque d'homme dans sa vie entre une mère aînée de 3 soeurs qui n'ont que des filles pas facile de trouver un bon équilibre et d'avoir une vision de l'homme réaliste et objective. Ce qui la désole avec sa bande de copain composée d'Allison ,Fleur et mon Commandant c'est que Liouba en plus d'être belle est intelligente et drôle. Elle représente une menace pour les filles car elle génère des complexes qu'elles n'avaient pas auparavant sans pour autant être narcissique. Cette petite bande très intelligente et bien consciente des réalités vont finir par se faire des sortes d'infidélités entre eux en se liant d'amitié avec Liouba. Au début pris comme une trahison, Sandra verra la situation d'un mauvais oeil jusqu'à ce qu'elle devienne elle aussi amie avec et accepte ensemble d'agrandir le groupe. Sandra elle reverra son père après tant d'années d'absence et lui livrera tout ce qu'elle a sur le coeur de manière très mature malgré l'indifférence de l'homme assis en face d'elle. Ce roman est très bien construit soulève des questions très intéressantes, limite philosophique par moment, vraiment très intelligent!
A paraître le 29 Octobre 2009
"Je ne sais plus pourquoi je t'aime", là est est la question! Accompagnée dans l'ambulance par James suite à sa chute dans les escaliers pour sauver un appareil photo, Naomi tombe sous son charme sans se rappeler qu'elle a déjà quelqu'un dans sa vie... Ses 4 dernières années de souvenir sont devenues pour elle un trou noir. Pourquoi Naomi Porter sort avec Ace, beau garçon, mais pas grand chose en commun mis à part la passion du tennis? Entre beuveries, jeux idiots, "amis" superficiels, elle ne se s'identifie pas vraiment à travers les personnes qu'elle côtoyait. Elle ne se souvient plus de son meilleur ami, William, avec qui si complice elle tenait l'album du lycée en y travaillant au quotidien de manière à la fois acharné, passionné et investi. Naomi ne se retrouve pas non plus dans les compiles qu'il lui fait toujours dans l'espoir d'éveiller un quelconque sentiment qui puisse faire qu'elle se souvienne mais le temps les éloigne et leur amitié est mise à rude épreuve. Elle tombe amoureuse de James, adolescent paumé et perturbé, à la réputation de fou mais Naomi va au delà des à priori et des rumeurs et ses sentiments grandissent. En parallèle elle se remet en question pour mieux comprendre son rythme de vie d'avant. 4 ans de perdu et pas des plus évidentes car ce qu'elle a oublié aussi c'est que depuis ses parents ont divorcé, sa mère à qui apparemment elle ne parle plus a refait sa vie et a donné naissance à une petite fille il y a 3 ans de cela alors que ses parents à elle l'on adopté. Des interrogations, des doutes, des incompréhensions l' envahissent. Son père quand à lui a rencontré une danseuse de salsa avec qui il compte se marier... Ça fait beaucoup à digérer ou plutôt à re-digérer. Mais en même temps est-ce que ce n'est pas plus mal ces 4 années tombées dans l'oubli? Car elles lui permettent aussi de prendre du recul et de voir les choses autrement et permettre également de rattraper certaines erreurs qui changeront le cours de sa vie et feront d'elle une autre personne...